Alerte à la multiplication de salons et évènements

Dans le domaine des technologies de communication pour la santé et l’aide à a prise en charge de la dépendance, la France peut s’enorgueillir de quelques remarquables particularités.

Tout d’abord, notre pays est un très prolixe producteur d’études et de rapports sur le sujet. Entre  2008 et 2010 ce sont ainsi pas moins d’une vingtaine de savantes exégèses qui ont été publiées. Et la plupart du temps aussitôt oubliées.

S’il est désormais un autre domaine dans lequel la savoir-faire national s’exprime pleinement, c’est bien celui des séminaires, colloques, forums, salons et autres forums. Cette effervescence événementielle autour d’un marché – celui des TIC santé et pour l’autonomie – en déshérence s’organise d’ailleurs autour d’une amusante particularité : la plupart de ces événements font généralement s’exprimer le même microcosme d’intervenants, qui exposent avec grande assiduité de salons en séminaires les mêmes discours aux mêmes congressistes.

Or dans les faits, le retard français dans le domaine de l’économie numérique en général s’accroit année après année. Le France pointe en effet en 20ème position dans le classement du Digital Economy Ranking, et a perdu 5 places en un an. Heureusement, notre pays est encore aujourd’hui devant la Belgique et les Bermudes. Mais pour combien de temps ?

Les TIC sectorielles dans les domaines de la santé et du médico-social n’échappent pas à cette règle., et il n’est pas certain que l’invraisemblable agitation événementielle, dont le résultat concret flirte avec le néant, sera de nature à ralentir cette descente vers les profondeurs du classement dans l’indifférence générale.

L’article « TIC et TOC », dont la rédaction en chef de la revue Technologies et Innovations Hospitalières nous a donné l’aimable autorisation de reproduction, précise ces différents points et ses conséquences dramatiques pour les bénéficiaires du système de santé.


 
Dernière modification : 28/01/2011