Système d’information de santé : peut-on faire plus avec moins ?

Imaginer qu’en matière de santé en général, et de TIC sectorielles en particulier il va être possible de faire plus avec moins de moyens relève d’un pari audacieux, voire franchement déraisonnable.

A la lumière des faits, cette curieuse équation semble pourtant désormais s’imposer dans le langage officiel s’agissant du déploiement des technologies d’information au service de la santé et de l’aide à la dépendance.



A ce sujet les obstacles ne manquent pas, qui maintiennent notre pays dans la queue du peloton des nations avancées en matière d’avancées concrètes des technologies sectorielles. Ainsi, aux incertitudes de pilotage liées à la compétition que se livrent une multitude d’acteurs institutionnels se combine un désintérêt croissant de l’exécutif. De plus, le manque d’audace dans le financement des opérations pourtant  nécessaires se conjugue avec une gêne avérée au sujet des gisements d’économie qu’une meilleure organisation, avec l’appui des technologies adaptées, peut à l’évidence accélérer.

Sauf à se résigner aux conséquences pour nos concitoyens, la France ne peut se permettre d’accroître son retard dans ce secteur stratégique pour son indépendance et son attractivité dans le village mondial. L’article « Télésanté : un peu d’audace pour sortir de l’incantation » publié sur cette thématique dans Lemonde.fr constitue en ce sens un appel pour une sortie rapide de la léthargie.

Dans un contexte de ressources publiques limitées, notre système de santé à bout de souffle ne peut faire l’économie d’une rénovation que faciliteront les technologies d’information. Sans attendre le résultat du scrutin de la prochaine mandature, il est plus que temps de passer vraiment à l’action !


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Dernière modification : 14/02/2011