Personal tools
You are here: Home » Revue de Presse » 2006 » Assurance-maladie : le déficit contenu à 8 milliards d'euros
Our newsletter
Your mail address

HTML
Text
« November
2008
»
Su Mo Tu We Th Fr Sa
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
 

Assurance-maladie : le déficit contenu à 8 milliards d'euros

LE MONDE | 22.03.06 Michel Delberghe
En pleine crise de confiance avec l'opinion publique à propos du contrat première embauche, le gouvernement compte au moins un ministre satisfait du résultat des réformes qu'il a engagées, comme de la méthode mise en oeuvre pour y parvenir. Présentant, mercredi 22 mars, les comptes 2005 de l'assurance-maladie, Xavier Bertrand, ministre de la santé, s'est réjoui du déficit contenu à 8 milliards d'euros de la branche maladie, au lieu des 8,3 milliards annoncés, et surtout des 11,6 milliards d'euros enregistrés en 2004. De 7,2 % en 2002, l'augmentation des dépenses de santé est tombée à 3,8 % en 2005, avec une diminution de 3 % des soins de ville et de 1,8 % des indemnités journalières. Seule ombre au tableau : le déficit global du régime général reste bloqué à 11,6 milliards d'euros - 11,9 milliards en 2004 - en raison d'une aggravation de la situation de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (- 1,9 milliard d'euros), de la Caisse nationale d'allocations familiales (- 1,3 milliard) et de la branche accident du travail-maladie professionnelle (- 0,4 milliard). "Sans la réforme (d'août 2004), ce déficit aurait atteint 16 milliards d'euros", a tempéré M. Bertrand. Se gardant de tout "triomphalisme", il estime néanmoins que "la réforme ne peut réussir qu'avec l'engagement de tous. Et tous les acteurs ont joué le jeu." Sur cette base, l'objectif de réduire le déficit à 6,1 milliards d'euros, en 2006, reste "crédible". Et le ministre d'en déduire que "la décélération des dépenses, à un rythme d'évolution compatible avec la richesse nationale, signifie que l'on peut préserver un système solidaire en le gérant mieux." La réduction des dépenses devrait se poursuivre en médecine de ville, selon les engagements adoptés par les praticiens lors de la renégociation de la convention, en contrepartie de la hausse des tarifs de consultation. Pour M. Bertrand, la priorité est de "mieux gérer l'hôpital, de rechercher les complémentarités entre les services plutôt que d'adopter une politique malthusienne de fermeture des établissements". Le ministre mise aussi sur une progression du marché des génériques, qui devraient dégager 800 millions d'euros d'économies. Le pari de la réforme de l'assurance-maladie est loin d'être gagné. M. Bertrand concède qu'"il faudra de la vigilance et de la constance pour la mener jusqu'au bout". D'autant que, si le gouvernement s'est attaqué aux dépenses, il lui reste à réformer le financement des recettes, comme l'a promis le président de la République début 2006. Michel Delberghe
Created by lderancourt
Last modified 22-03-2006 14:39
 
120 avenue Charles de Gaulle - 92200 NEUILLY